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Check-up express : 5 questions indispensables à se poser pour tout projet de transmission des compétences
La transmission des compétences : stratégique mais souvent traitée en fin de parcours
Un départ en retraite, une mobilité imprévue, une réorganisation, une phase de croissance rapide. Dans tous ces cas, la question est la même : est-ce que les compétences clés de votre organisation sont en sécurité ?
La réponse honnête : souvent non. Et le problème n’est pas l’absence de volonté, c’est l’absence de cadrage. On se jette dans l’action sans avoir posé les fondations.
Chez Implicit, nous le voyons sur le terrain depuis des années : aucun projet de transmission ne réussit durablement s’il ne commence pas par un temps de questionnement structuré.
Notre check-up express vous propose de vous arrêter sur 5 questions. Simples en apparence, décisives en pratique. Que vous soyez DRH, responsable formation, manager ou dirigeant·e, elles s’appliquent à votre contexte, quel que soit sa taille ou sa complexité.
Question 1 « Pour quoi ? » : Quel est le sens de votre projet ?
Avant tout, cette question s’écrit en deux mots : « pour quoi » – pas « pourquoi ». La nuance est essentielle. Il ne s’agit pas de justifier la démarche en interne, mais d’en clarifier le sens profond et les résultats attendus.
Concrètement : à quoi va servir cette transmission ? Quels objectifs opérationnels, humains ou stratégiques est-elle censée servir ? Qu’est-ce qui sera différent dans six mois si le projet réussit ?
Sans réponse claire à cette question, vous risquez de lancer une démarche qui mobilise de l’énergie sans produire de résultats mesurables. Et surtout, vous ne saurez pas expliquer à vos équipes pourquoi elles doivent s’y impliquer.
💡 À noter : la communication sur le projet arrive après avoir répondu aux 5 questions – pas avant. Annoncer une initiative sans en avoir défini le sens génère de la méfiance, pas de l’engagement.
Question 2 « Quoi ? » : Qu’est-ce qui doit vraiment être transmis ?
Toutes les compétences ne se valent pas. Et toutes ne méritent pas le même investissement.
Deuxième question fondamentale : de quoi parle-t-on exactement ?
Il s’agit d’identifier les compétences véritablement stratégiques, celles qui font la différence, celles dont la perte serait critique, celles qui ne sont pas facilement reconstituables.
Cette cartographie doit être menée avec les bonnes personnes : les RH, pour avoir une vue d’ensemble des postes et des profils et les managers, pour identifier les savoir-faire réels dans les équipes.
Question 3 « Qui ? » : Qui détient les compétences à transmettre ? Et qui transmet ?
On suppose souvent que c’est évident. Identifier les détenteur·rice·s réel·le·s d’expériences, c’est une étape à part entière.
Qui détient les compétences, qui a la pratique, l’expérience et le vécu ?
Qui est concerné·e par ce projet ?
Et une question complémentaire, souvent oubliée : est-ce que la personne qui détient la compétence est aussi celle qui doit la transmettre ? Est-ce que c’est forcément celui ou celle qui détient qui transmet ?
Question 4 « À qui ? » : Qui va bénéficier de cette transmission ?
Un projet de transmission n’existe pas dans l’abstrait. Il s’adresse à des personnes concrètes, dans des situations concrètes. Qui sont-elles ?
S’agit-il d’un·e collaborateur·rice en prise de poste ? D’une équipe entière qui monte en compétences sur un nouveau métier ? D’un vivier de futur·e·s expert·e·s à construire sur plusieurs années ?
Bien identifier les bénéficiaires, c’est aussi mieux adapter les modalités de transmission à leurs contraintes réelles : leur niveau actuel, leur disponibilité, leur mode d’apprentissage et leur rapport à la formation.
Question 5 « Comment ? » : Quelle forme pour votre projet ?
Voici la question que tout le monde veut poser en premier. C’est aussi, délibérément, la dernière de notre check-up.
Parce que le « comment » ne peut être pertinent que si les quatre questions précédentes ont trouvé leurs réponses. Choisir un outil ou un format avant d’avoir défini le sens, le périmètre, les acteurs et les bénéficiaires, c’est construire une maison sans fondations.
Une fois ce cadrage posé, le « comment » devient beaucoup plus simple à décider. Tutorat, communauté de pratique, documentation structurée, mise en situation, binôme expert·e-apprenant·e, format vidéo, fiche réflexe… Les options sont nombreuses.
La bonne n’est pas universelle : elle dépend de votre culture d’entreprise, de vos ressources, de vos contraintes et, surtout, des réponses aux quatre premières questions.
Chez Implicit, tous nos outils ont été créés à partir de réalités terrain. Le « comment » que nous proposons est toujours au service du « pour quoi », du « quoi », du « qui » et du « à qui ».
En résumé : le bon ordre fait toute la différence
Ces 5 questions ne sont pas une check-list de plus. Elles forment une séquence. Elles doivent être posées dans l’ordre et chacune conditionne la suivante.
• « Pour quoi ? » : poser le sens et les objectifs
• « Quoi ? » : cartographier les compétences prioritaires
• « Qui ? » : identifier les détenteur·rice·s et les personnes concerné·e·s
• « À qui ? » : définir les bénéficiaires et leurs besoins
• « Comment ? » : choisir les modalités adaptées à votre contexte
Une fois ces réponses posées, vous pouvez lancer la communication sur votre projet. Pas avant. C’est à ce moment-là seulement que vous avez quelque chose de clair, de cohérent et d’engageant à dire à vos équipes.



